Jean Monnet• Sortir de chez soi.

« II faut sortir de chez soi, connaître le monde. L'égoïsme de l'homme et des nations trouve le plus souvent sa cause dans la connaissance imparfaite des problèmes des autres, chacun étant enclin à ne voir que l'aspect correspondant à son intérêt immédiat. »

• Se concentrer sur l'objectif.

«On ne peut pas être concentré sur une chose et sur soi-même. Il n'y a pas de limites à l'attention que l'on doit porter à ce que l'on
fait si l'on veut réellement aboutir. Il y a deux catégories d'hommes : ceux qui veulent être quelqu'un et ceux qui veulent faire quelque chose. J'ai choisi de faire quelque chose.» 

• Faire ressortir l'intérêt
 commun.

«Pour surmonter une difficulté, il faut commencer par faire un bilan général de la situation, sur une simple feuille. Ensuite, il faut faire travailler les hommes ensemble. Les asseoir à une même table pour parler du même problème. Leur montrer qu'au-delà de leurs divergences ou par-dessus les frontières, ils ont un intérêt commun. »

• Agir sur l'environnement du problème.

«Au lieu d'user mes forces sur ce qui résiste, je cherche ce qui, dans l'environnement, crée la fixation, et je le change : c'est quelquefois un point secondaire, et souvent un climat psychologique. »

• Convaincre avec des idées simples.

« La force des idées simples exprimées tout simplement et répétées de la même façon invariable... Cela désarme au moins la méfiance, qui est la source principale des malentendus. »

• Créer une solidarité de fait.

« L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait. C'était le choix fondamental d'une méthode permettant sans fin d'unir les choses et d'unir les esprits. Personne n'en a proposé d'autre pour faire progresser la Communauté. »

• Fonder la paix sur l'égalité.

« Du jour où je me suis occupé des affaires publiques, j'ai compris que l'égalité était absolument essentielle dans les rapports entre les peuples comme entre les hommes. Il n'y a pas de paix durable  lorsqu'elle est fondée sur la discrimination. »

• Unir les hommes.

« Je n'ai jamais pensé qu'on pouvait changer la nature des hommes. Mais en modifiant le contexte dans lequel ils agissent, en leur donnant les mêmes règles, les mêmes institutions démocratiques, on peut les amener à se comporter  différemment les uns vis-à-vis des autres. Dans la Communauté les Européens apprennent ainsi à vivre ensemble comme un même peuple. Nous ne coalisons pas des États, nous unissons des hommes. »