L'actualité de l'IDERNE

plgodf

Intervention de Pierre Lambicchi, Grand Maître du Grand Orient de France du 3 mars 2009 lors d’une conférence au Parlement européen, à Bruxelles.

Mesdames, Messieurs les Parlementaires européens,

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais tout d’abord féliciter Mme la Députée européenne Véronique DE KEYSER pour cette excellente initiative d’échanges et de dialogue au sujet de la laïcité de l’Union européenne dans le cadre de cette audition publique au Parlement européen. En tant que Grand Maître et Président du Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France, je suis très honoré d’être parmi vous aujourd’hui.

Introduction

Chacun ici sait combien le mot “laïcité” est difficile à traduire dans les autres langues, parfois même impossible. La laïcité est parfois définie comme un courant de pensée parmi d’autres, plus ou moins équivalent à la libre pensée ; d’autres pensent qu’il s’agit d’un accord tacite à travers lequel l’État et les religions se tiendraient à distance ; ou encore on la prend pour du sectarisme antireligieux.

Dans la conception française, elle n’est rien de tout cela. 

Une leçon d'histoire d'abord...Rappelez-vous le premier projet de Traité instituant une Constitution pour l'Europe. Il fut rejeté en 2005 par refus des Français et des
Hollandais .Il le fut essentiellement par manque de compréhension de ses objectifs principaux, à savoir la nécessité de faire mieux fonctionner une Union européenne dont le nombre d'Etats membres s'était considérablement accru( de 6 à l'origine à 27 aujourd'hui).
Et pourtant que d'efforts furent consacrés à son élaboration: création d'une Convention préparatoire , présidée par Valéry Giscard d'Estaing, composée de façon très large, Parlement européen, Parlements nationaux, Commission européenne, convention spéciale des jeunes européens  etc....dont les travaux se sont étalés de 2002 à2004. 

Une meilleure communication est nécessaire entre les institutions européennes et les citoyens
Le « fossé » entre les citoyens européens et les institutions de l’Union européenne va peut-être se résorber.
Le Parlement européen vient d’adopter le 7 septembre, une résolution mettant en lumière les nombreux problèmes de communication et de compréhension persistant, entre les institutions de l’Union européenne et les citoyens.

Pour que l’Europe cesse d’être une « grande inconnue » pour une grande majorité des gens, les parlementaires souhaitent qu’un réel effort soit fait par les gouvernements, les partis politiques, ou encore les écoles, afin de mieux expliquer les affaires européennes aux citoyens.
La résolution propose par exemple, que chaque Etat membre mette en place un service spécialisé pour les affaires européennes. Les députés ont souligné que ce n’était pas « le manque d’information » qui constituait le problème, mais au contraire, la trop grande masse d’information diffusée, et cela « sans grande échelle de priorité ». Ils ont tenu aussi à mettre en garde les citoyens contre les dérives journalistiques, les traitements erronés de l’information par des non spécialistes, et les réseaux où tout et n’importe quoi circule.

Article 1

L'histoire de la construction européenne, ses enjeux, son évolution politique, économique, sociale et sa dimension culturelle font l'objet de programmes mis à jour chaque année.

Cet enseignement prend les formes adaptées aux différents degrés du système éducatif, de la grande classe de maternelle à l'ensemble des universités et des établissements supérieurs de tous niveaux et de toutes disciplines.

Article 2

Il est créé un centre de recherche et de formation européenne chargée de la définition des programmes, de leur mise à jour permanente et des actions de formation et de perfectionnement nécessaires aux différentes catégories d'enseignants.